Comme bon nombre de territoires littoraux, la Communauté de communes Maremne Adour Côte Sud (MACS) connaît une forte tension sur le logement. Nombreux sont les actifs qui peinent à se loger dans ce territoire du sud des Landes. Dans le même temps, le vieillissement accéléré de la population pose la question du maintien à domicile des seniors du territoire.
Pour répondre à ce double enjeu, SOLIHA Landes, la Communauté de communes et le SIAO se sont mobilisés. Avec l’appui financier du Département et des services de l’Etat (DDETSPP), le projet « Partageons un toit » a vu le jour. Une philosophie assez simple : permettre l’accueil de travailleurs peinant à se loger, par des seniors de plus de 60 ans.
Une première étape vers l’accès des actifs au logement pérenne
Des contrats d’hébergement sont signés pour deux mois, renouvelables deux fois. L’hébergé verse à l’hébergeur une redevance comprise entre 300 € (pour une chambre) et 400 € (pour un studio), avec une participation financière de la Communauté de communes via le CIAS. Cet hébergement temporaire doit cependant faciliter l’accès du travailleur à un logement plus pérenne par la suite…
Et c’est là que les équipes de SOLIHA Landes entrent en jeu, en lien avec les partenaires sociaux du territoires (CIAS, CCAS). Les travailleurs sociaux de SOLIHA participent à l’identification préalable puis à l’accompagnement des hébergeurs potentiels. Ils sont également aux côtés des personnes hébergées dans leurs recherches, leurs démarches vers un logement pérenne. Enfin, ils assurent un suivi de la cohabitation des binômes hébergeur-hébergé, en centralisant la gestion financière des redevances.
Avec 6 bénéficiaires en deux ans, le dispositif doit encore monter en charge pour répondre à tous les besoins. Mais une chose est sûre : en plus de satisfaire les actifs et les seniors, ce modèle favorise la cohésion sociale en rompant l’isolement de tous !









